« Guillemets »
Extraits, Citations — Quotes, Excerpts

via Cachou

En vérité une bibliothèque, quelle que soit sa taille, n’a pas besoin pour être utile qu’on l’ait lue entièrement ; chaque lecteur profite d’un juste équilibre entre savoir et ignorance, souvenir et oubli

Alberto Manguel
7/26/2010 09:09:00 AM

via Flo

Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d’être sauvés, ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne baillent pas, brûlent, brûlent, brûlent, comme un feu d’artifice.

Jack Kerouac
9/07/2009 11:16:00 AM

Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi, je suis fier de ceux que j’ai lus.

Borges
9/07/2009 11:16:00 AM

via Petaramesh

Cette répulsion instinctive qu'inspirent les commerçants à ceux qui les approchent et qui savent, est une des très rares consolations qu'éprouvent d'être aussi miteux ceux qui ne vendent rien à personne.

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit
8/01/2007 11:31:00 AM

via jrfactor

Seuls les naïfs peuvent croire qu'une discussion vise à résoudre un problème ou à éclaircir une question difficile. En réalité sa seule justification est d'éprouver la capacité des participants à désarçonner leur adversaire. L'enjeu n'est pas de vérité, mais d'amour-propre. Le beau parleur l'emporte sur le bafouilleur, le téméraire sur le timide, le fonceur sur le scrupuleux. Être de bonne foi équivaut à additionner les handicaps, le scrupule s'ajoutant à le circonspection pour alourdir la langue. Qu'est-ce que la bonne foi? Une conduite d'échec, un véritable suicide... Les débatteurs sérieux parlent sans écouter, piétinent tout raisonnement non conduit par eux-mêmes, méprisent les oppositions, ignorent les obstructions et arrachent, en quelque sorte, la victoire à la force du mot.

Georges Picard, Petit traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison
7/28/2007 03:23:00 AM

via Gilles Jobin

Pour apprendre quelque chose à quelqu'un, il faut avant tout provoquer en lui le besoin de cette connaissance. Cela suffit. Le reste n'est rien.

Paul Valéry
7/28/2007 03:23:00 AM

Quelques citations de Jean Cocteau


10/06/2006 02:10:00 PM

Via Petaramesh

Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes.

Proverbe Shadok
9/30/2006 08:01:00 AM

Pourquoi être désagréable quand, avec un petit effort, vous pourriez être impossible ?

Douglas Woodruff
9/30/2006 08:00:00 AM

Je bois pour rendre les autres plus intéressants

George Jean Nathan
9/30/2006 08:00:00 AM

Via Petaramesh

Je n'essaie pas de refaire le monde, j'essaie juste de ne pas me faire refaire par lui.

David Hedings, La Belgariade
9/30/2006 07:59:00 AM

Via Enro

Journalistes (non scientifiques), historiens (pas ceux des sciences), philosophes (les moins scientifiques possible), sociologues, penseurs en tout genre, médecins, tous ont une opinion, basée sur une méconnaissance solidement assise sur des lectures de seconde main. Et une opinion sur quoi ? Pas sur des sujets techniques, bien sûr. Ce qui les intéresse, c'est l'univers (au moins), les rapports entre science et religion, le hasard, le désordre, la complexité, l'action à distance, tout ce qui incline à la magie.

Les sujets les plus courus sont des probabilités, le chaos, l'indéterminisme, les fractals, les incertitudes, l'ordre émergent du désordre, les états virtuels, le stochastique, la décohérence, la téléportation, les attracteurs étranges, le vide quantique, les catastrophes, l'intrication, l'effet papillon, les fluctuations, le paradoxe EPR… Plus des notions astronomiques qu'on adore ne pas comprendre : les quasars, les lentilles gravitationnelles, les pulsars, les trous noirs, la masse manquante, le sacro-saint big bang. Et quelques mots mathématiques comme les "résultats indécidables" qui fleurent bon l'impuissance.

Georges Lochak, Défense et illustration de la science : le savant, la science et l'ombre.
9/30/2006 06:21:00 AM

Ils me détestent royalement tout simplement à cause de ceci et cela et ceci et cela, à cause de diverses rumeurs, fondées ou non, comme par exemple la nuit où j'ai menacé de défoncer la gueule à un type en chaise roulante… c'était vrai mais c'était pour blaguer et quand les types de 30 ans plus jeunes que moi commencent à sortir de la baraque en courant parce que je leur ai dit qu'ils seraient les prochains, je me suis demandé : pourquoi je leur ferais plaisir à ces connards ? Alors tu vois Carl, avec toutes ces histoires, j'ai pas besoin de forcer la dose, je suis dans la liste noire de cette ville de lèche-cul, de coteries, je suis dans cette grosse chatte sanglante de ville fantôme…


J'irai m'acheter deux bouteilles de vin et je me mettrai devant ma machine à écrire un soir. Bien sûr avec cette façon de faire on commet beaucoup d'erreurs, mais je n'ai rien contre les erreurs. Je pense que les gens de lettres sont trop mielleux, trop prudents, et cachent leurs erreurs. On les emmerde, pas vrai ?


J'écris des trucs parce que c'est une sorte de maladie dont je guéris en écrivant, mais une fois terminé ça ne me dérange pas le moins du monde si d'autres personnes attrapent la même maladie en lisant le livre, tu vois ce que je veux dire ?


J'ai 57 ans et j'ai prouvé que je pouvais boire aussi longtemps et aussi sec que n'importe qui. Je pense qu'à un certain moment le corps longtemps ignoré demande un peu de répis et de gentillesse. en ce qui me concerne, il a attendu un sacré bout de temps sur le pas de la porte…


À une certain époque, je marchais à une barre de confiserie par jour tout en écrivant mes nouvelles — une barre de confiserie et gros rouge — et pendant dix vieilles années j'ai picolé et crevé la dalle. je mettais les doigts dans la bouche et je retirais mes dents. tout ce que j'avais à faire c'était de faire bouger la dent qui ne tenait plus et ça marchait. ou alors j'avais des dents qu'il me suffisait de tripoter un peu pour qu'elles se cassent en morceaux. c'était intéressant et ça ne me faisait pas peur du tout. ça ne m'a posé vraiment aucun problème jusqu'à ce que je commence à mieux me nourrir et à mieux boire à partir de 1970. Je suis même allé voir un dentiste il y a de cela qqs années, il a regardé mes radios et il a dit : "Je n'arrive pas à comprendre. On dirait que vos dents ont laissé tomber et que d'un seul coup elles ont décidé de ne plus laisser tomber."


Je suis curieux de savoir comment les gens font pour se rendre visite quand on a à peine le temps de faire ce qu'il y a de singulier et de nécessaire, et l'une des choses les plus importantes à faire c'est d'expédier toute la merde et les choses insignifiantes pour éviter que les forces de l'ignorance et de l'abrutissement ne t'assassinent, et l'autre chose essentielle à faire c'est de tenir éloigné de toute choseces moments merveilleux où l'on ne fait absolument rien. C'est comme une respiration tranquille et si tu n'arrives pas à l'avoir alors peu importe ce que tu feras d'autres, rien ne pourra prendre forme. Mais les gens n'ont pas l'air d'avoir besoin de cette dernière. Ils ont besoin "d'intimité", cette légendaire humanité de la futilité.


Charles Bukowski, extraits de sa Correspondance entre 1958 et 1994
4/06/2006 12:18:00 PM